Pourquoi le Bio ?

Pourquoi le Bio ?

2018-08-25T08:57:09+00:00 5 août 2016|Pourquoi ?|

La Vrac Mobile, Bio comme un camion !

Ah le Bio ! Ce truc pour que les riches urbains s’intéressent à l’agriculture et puissent râler contre des industries qui essaient simplement de nourrir la planète.

Pourtant les preuves s’accumulent, qu’elles soient économiques, environnementales ou dans le domaine de la santé publique. L’agriculture est un monde complexe, victime comme d’autres de son inertie et de ses habitudes mais qui doit se transformer. Le modèle dit traditionnel (qui ne date que de 60 ans !) s’essouffle et coûte de plus en plus cher à la société ; et ceux qui se convertissent à l’agriculture biologique, semblent s’en sortir mieux que les autres. (1)

Si l’agriculture est en crise, c’est en partie parce que les années de pesticides, d’insecticides et d’engrais commencent à porter leurs fruits.

Parlons d’abord des diverses maladies provoquées, sinon liées, à ces produits dits phytosanitaires. Certains sont des cancérigènes avérés ou probables, et d’autres des perturbateurs endocriniens ou des neurotoxiques. L’Union Européenne, comme des agences nationales et internationales, sont d’accord là-dessus.

À cela s’ajoutent l’appauvrissement des terres, la destruction de la biodiversité et les nombreuses pollutions de l’eau. La France a dépensé, en 2012, entre 260 et 360 millions d’euros par an pour rendre potable l’élément le plus important à la vie.

Donc si fruit il y a, cela ressemble à la pomme donnée à Blanche Neige et, cette fois, le poison  est un cocktail d’au moins 16 pesticides.

« Oui mais c’est cher ! » entendons-nous si fréquemment. À la caisse on pourra toujours se féliciter des économies réalisées pour un besoin vital. On pourra oublier que non seulement on achète un produit néfaste pour sa santé (2) et pour l’environnement, mais également de moindre qualité au niveau alimentaire (3). Même si, à ce jour, on continue de débattre pour savoir si les apports nutritifs des produits issus de l’agriculture biologique sont supérieurs à ceux de l’autre agriculture (4).

Par contre, entre deux scandales sanitaires, provoqués par de méchants industriels sans scrupules, l’honnête consommateur à la recherche du prix avant toute chose, finira peut-être par apprendre ce qui se cache derrière un poulet qu’il achète à 2euros le kilos ou des tomates qui « poussent » toute l’année.

Espérons que, progressivement, il comprendra aussi que les dépenses totales pour réparer les conséquences collectives de sa consommation individuelle sont bien supérieures à ses illusoires économies (5).

Il est vrai que le bio est parfois importé et c’est souvent celui-là qui est nettement plus cher. Comme tout autre produit, il a dû parcourir des milliers de kilomètres avant d’arriver sur nos achalandages avec son carnage d’emballage qui fait étalage d’un impardonnable gaspillage.

C’est donc assez facile : pour des raisons de traçabilité et de qualité mais aussi de bien-être et de bien manger, il faut privilégier, autant qu’on le peut, un produit non transformé, issu de l’agriculture biologique et locale. Si en plus vous optez pour du vrac, c’est vous le héros de cette histoire.

(1) Article www.goodplanet.info et l’AFP qui résume : fr.finance.yahoo.com
(2) En savoir plus sur www.consoglobe.com
(3) Luc Montagnier, découvreur du virus du Sida, souligne l’importance des anti-oxydants, présents en grande quantité dans les produits bio, En savoir plus sur www.consoglobe.com
(4) L’article de annals.org et un article français qui critique la méthodologie de cette enquête : www.lexpress.fr.
(5) L’article de www.lemonde.fr ; un autre article proposant des solutions sur blogs.mediapart.fr et l’Europe qui sanctionne la France : www.lemonde.fr.